Témoignage de maman : Gaëlle


Au départ, il y a deux yeux. Deux grands yeux sombres, regard profond qui me scrute et dans lequel je plonge littéralement. Vertige immédiat, coup de foudre absolu. Ça se passait fin août 2008, dans une salle d’accouchement de la banlieue parisienne. Introducing ma fille, cet intense échange de regards entre nous, et cet amour immédiat et inconditionnel qui m’a transformée direct en groupie du moindre de ses gestes (dire que je me targue d’habitude d’être d’un naturel réfléchi, hum…). J’assume.

Le problème, en revanche, c’est que ce genre d’aventure modifie quelque peu le référentiel. Je ne suis pas câblée « tout pour ma fille », j’ai un mari, un chouette boulot, des amis, des livres à écrire et à défendre. Mais oui, certainement, elle tient une place essentielle dans ma vie et je ne veux pas n’importe quoi pour elle.

Ma sœur aînée a eu 3 enfants. Elle a conservé leurs fringues dans son grenier pour le jour où quelqu’un en aurait besoin. Petite, Lou (car ma fille s’appelle Lou, ceux qui l’ont compris tous seuls gagnent une fraise tagada) s’est habillée avec les vêtements de ses cousins-cousines, sans que j’aie à me poser la moindre question. Et puis elle a grandi, un peu. Et moi j’ai commencé à travailler pour le magazine Shi-Zen, magazine féminin éthique. J’y ai trouvé (entre mille autres choses), des réponses à mes questions sur les filières de l’industrie textile. Et des réponses, disons-le, pas toujours (pas souvent, même), très reluisantes.

Il m’est assez vite apparu intolérable d’habiller ma fille avec des vêtements risquant d’avoir été confectionnés par des enfants du même âge qu’elle ou presque. Je ne joue pas à ce jeu-là, merci bien. Intolérable aussi de lui mettre sur la peau des saloperies, perturbateurs endocriniens, restes de pesticides, teintures aux métaux lourds et j’en passe. D’autant plus que ces produits, s’ils peuvent faire du dégât sur mon enfant, peuvent en faire encore bien plus aux travailleurs à qui on impose de les manipuler, en amont, pour fabriquer les vêtements. Je ne joue pas à ce jeu-là, deuxième. Je ne suis pas une ayatollah du bio, du naturel, même si j’ai des penchants certains pour ces domaines. Mais j’aime faire des choses avec lesquelles je me sens en phase. Et habiller ma fille dans une grande enseigne dont je ne connais ni les pratiques, ni l’origine des matières, c’était juste pas possible. Pas possible.

Je me suis donc mise à chercher des fabricants de mode éthique pour les enfants. Pour moi aussi, d’ailleurs, mais c’est pas le sujet du jour… ! J’ai découvert Minizabi, heu… Je ne sais même plus comment, dites donc ! Via facebook, il me semble. Ce que je sais, c’est que leur projet m’a tout de suite emballée.

Ah oui, je suis bête, j’ai oublié un truc. J’ai une maman qui coud fort bien. J’ai eu deux grands-mères qui cousaient tout aussi bien. Et tout ce petit monde m’a appris. A faire, mais surtout le goût du travail bien fait et bien fini, des coutures solides, des fils coupés et/ou rentrés… Bref, dans la confection de série milieu de gamme telle qu’elle nous est servie la plupart du temps, je souffre.

Revenons à ma puce. J’en étais au stade où je cherchais  de la confection éthique, des matières propres. Et je rajoute, donc, idéalement, de la belle ouvrage de couture. Sachant, hein, que je ne suis pas crésus.

J’en vois qui se marrent. Ben voyons, rien que ça, pourquoi pas 100 balles et un mars, le sourire de la crémière et le chocolat que la marmotte met dans le papier alu, hein ? Tant qu’on y est…

Sauf que, nananèèèère, j’ai trouvé tout ça. Comme quoi ça vaut le coup d’avoir de hautes aspirations, non mais. J’ai trouvé tout ça parce que j’ai trouvé Minizabi. Et que pile au moment où je me disais « faut que j’essaye, voir ce que ça donne, ça a l’air vraiment bien », j’ai participé à un jeu sur leur page facebook et gagné un tee-shirt. C’était comme qui dirait idéal pour un essai. Et l’essayer, c’est l’adopter.

J’ai donc reçu un chouette tee-shirt violet, avec un magnifique éléphant dessus.

Aussitôt adopté par Lou, et baptisé « le ti seurte léléfant ». On note un certain sens de l’à-propos chez cette puce. Je n’en suis pas peu fière. Une très belle matière, douce, épaisse et au tissage serré, qui tient bien au lavage et à l’usage. Des finitions impeccables. Un dessin au graphisme très chouette. Et du coton bio, avec une fabrication française. J’étais aux anges.

La garde-robe de Lou s’est ensuite étoffée d’une jupe en popeline de coton rose fuschia, avec le même éléphant, et d’un petit jean avec deux poches décalées sur les fesses.Les deux sont adorables. Les deux présentent, comme le tee-shirt, une accumulation de bons points. Belles matières, belles finitions, coupes bien foutues. Minizabi me fait l’effet d’avoir choisi de privilégier des basiques de très belle qualité, plutôt que des trucs supers ornés de poches, rivets, broderies, et je ne sais quoi, de moins belle qualité. Lou aura porté son jean une grosse année, beaucoup (elle l’adore et le réclame souvent le matin). Entre deux et trois ans, un âge qui n’est pas tendre pour les vêtements, n’est-ce pas. Et il reste impeccable.

Je recommande très régulièrement Minizabi, et je n’ai pas encore eu l’occasion d’offrir un bon cadeau pour une naissance, mais je compte bien le faire très prochainement.

De mon côté, j’ai un regret, et un seul : Lou est désormais sortie des tailles les plus courantes chez Minizabi. Et c’est bien dommage, parce que je peine à retrouver l’équivalent de ce coup de cœur en 4 ou en 5 ans…

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